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LE RESPECT DE LA DIGNITE HUMAINE

« Le fait d'être handicapé (…) n'annule pas l'appartenance de quelqu'un à l'espèce humaine. Par son origine, il est des nôtres. Humain, fille ou fils d'humains. En le reconnaissant comme tel, nous affirmons sa dignité. »

J. Davin, M. Salamolard, 1998
Implications pratiques :
  • Considérer chacun comme un être à part entière, avec ses désirs, sentiments, aspirations, souhaits, besoins.
  • Porter un regard positif sur la personne en ne la réduisant pas à des incapacités, à des manques, mais au contraire en mettant en valeur ses ressources.
  • Promouvoir le respect et l’exercice des droits fondamentaux de tout être humain, en accord avec les principes de la Déclaration des Droits du Déficient Mental adoptée par les Nations Unies.
  • Accompagner les personnes en les considérant davantage comme des êtres humains à part entière capables de se responsabiliser dans une relation de réciprocité
 

LE DROIT A L’AUTODETERMINATION

L’autodétermination est la capacité « d’agir directement sur sa vie en effectuant librement des choix non influencés par des agents externes indus ».

D. Boisvert, 1998

Favoriser l’autodétermination, c’est ouvrir la voie à : l’autonomie (penser et agir de manière indépendante en accord avec ses intérêts, ses préférences, ses aptitudes), l’auto-contrôle (résoudre des problèmes par l’analyse des situations et l’anticipation des conséquences), l’appropriation psychologique  (gérer sa propre vie par l’acquisition d’un sentiment de compétence et de confiance en ses ressources), l’auto-actualisation (exprimer ses points de vue et sentiments).

Implications pratiques :

  • Permettre aux personnes de développer leur estime et leur confiance en soi en les encourageant à réfléchir et à exercer une pensée critique.
  • Fournir des occasions de choix et de prises de décision.
  • Favoriser chez elles la prise de conscience de leurs besoins, désirs et objectifs de vie.
  • Modifier son rôle d’intervenant en acceptant de devenir un partenaire soutenant leur projet de vie.
 

LA PARTICIPATION

« Notre expérience nous démontre que plus les personnes sont invitées à participer, plus elles y prennent goût et se développent des intérêts et même des habiletés (…) Le fait d’être en interaction avec l’intervenant et se sentir impliquée dans une action concrète revêt une grande importance pour la personne. »

D. Fraser, L. Labbé, 1993

Implications pratiques :

  • Reconnaître aux personnes la capacité de s’impliquer dans les diverses sphères de leur vie ;
  • Aider les personnes à exercer un pouvoir d’influence sur le cours de leur existence ;
  • Entrer dans un rapport égalitaire avec elles. Leur permettre de prendre part aux décisions qui les concernent, les informer et les consulter dans toute la mesure du possible ;
  • Veiller à placer la personne dans un contexte favorisant son implication : créer un environnement où elle pourra expérimenter, s’exprimer, choisir, apprendre, partager.
 

L’INTEGRATION DANS LA SOCIETE

« Nous sommes des personnes d’abord. Nous voulons avoir le droit de marcher dans les rues de notre quartier et de nous sentir comme des êtres humains parmi les autres personnes et d’être aimés par les autres gens en tant que voisins, amis et personnes. »

Pat Worth, 1991,
Président du Mouvement des Personnes d'Abord de l'Ontario (Canada)

Implications pratiques :

  • Fournir aux personnes des occasions d’apprendre et de développer leurs compétences à travers une éducation et une formation permettant d’accéder à un rôle social valorisé.
  • Associer les personnes aux événements de la vie quotidienne, sociale, récréative, culturelle et communautaire, et les inviter à y prendre une part active.
  • Recourir à toute pratique et mesure permettant aux personnes d’avoir un réseau social, d’apporter leur contribution à la communauté et de se sentir utiles.
  • Accorder une place de partenaires aux personnes par l’instauration de liens d’interdépendance et de réciprocité, dans un apport mutuel.
 

LA RECONNAISSANCE DE SA CITOYENNETE

« Chacun, adulte ou enfant, homme ou femme est citoyen en raison de son appartenance à la société humaine. Appartenir à une collectivité (école, entreprise, nation, monde, etc.) crée la citoyenneté qui est faite de devoirs et de droits. La citoyenneté englobe plusieurs dimensions : politique (droit de vote), économique (droits des travailleurs dans l'entreprise) et sociale (droit de tout être humain à bénéficier de conditions de vie décentes). »

M. Flonneau, 1998

Implications pratiques :

  • Soutenir le droit des personnes à la citoyenneté dans ses dimensions sociale et économique, quel que soit le niveau de leur déficience.
  • Concevoir des lieux et opportunités pour la personne de participer à la vie collective et de contribuer ainsi activement au devenir de notre société.
  • Promouvoir une éducation à la citoyenneté : préparer la personne à sa vie d' "être social" en accord avec ses compétences, et développer son sentiment d'appartenance à un groupe par un apprentissage du "vivre ensemble", du respect des autres, de la solidarité, du sens de la responsabilité et de l'intérêt commun.
  • Construire la citoyenneté de la personne en recourant à des pratiques démocratiques favorisant l'implication active et l'instauration de relations égalitaire.
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